Merci à Dieu pour sa fidélité
Le samedi 27 décembre 2008 à la paroisse Ste Thérèse d’Avila de Kétou, le père Georges Anselme Oloudé a exprimé sa gratitude au Seigneur pour ses 40 ans dans la vigne du Seigneur.
A l’occasion, la grande célébration eucharistique qui a réuni fidèles, parents et amis fut présidée par Mgr René-Marie Ehouzou, évêque de Porto-Novo. Il était entouré d’un cortège imposant de prêtres du diocèse et d’ailleurs.
A 10h30, la procession d’entrée s’est ébranlée de la place publique Obada située à 300m de la paroisse où l’ordination avait eu lieu, le 28 décembre 1968.
Au début de la célébration, M. Salako Blaise, vice président du conseil pastoral paroissial, a souhaité la bienvenue à tous au nom de la communauté chrétienne.
Dans son homélie, Mgr Ehouzou a soigneusement retracé le parcours pastoral de l’heureux du jour.
Après la post-communion, le père Georges Anselme Oloudé a remercié le Seigneur pour sa fidélité à son égard et tous ceux qui l’ont entouré de leur proximité priante, matérielle et morale, de leur présence affectueuse et aimante. Il a ensuite chanté le Te Deum.
Ce fut une fête diocésaine au cours de laquelle prêtres et religieuses ont formulé leurs vœux à leur évêque et au père Georges.
Danses aux couleurs locales, animations des chorales sous les tentes dressées dans la cour du presbytère, ont apporté leur note de joie à ce jubilé de rubis sacerdotal.
Abbé Pierre Monladé
Vicaire à Kétou
«Quelle joie quand on m’a dit, allons à la maison du Seigneur !»
C’est le psaume 122 chanté en mina en ce samedi 20 décembre 2008 qui a ouvert la célébration du 40e anniversaire d’ordination sacerdotale du père Xavier Tohouégnon. Il y a 40 ans en effet, ce même refrain annonçait l’ordination des tout premiers prêtres du diocèse de Lokossa. Mgr Christophe Adimou, nouvel évêque du nouveau diocèse créé en mars 1968, a imposé les mains aux pères Xavier Tohouégnon et Simon Pedro Dossou, le 28 décembre 1968 à la paroisse Saint Michel de Comé et au père Jacques Amoussou le lendemain, 29 décembre à la paroisse Immaculée Conception d’Azové.
Quelle joie pour le père Xavier de se retrouver dans cette même église où 40 ans plus tôt, il a été ordonné prêtre, dans cette même paroisse dont il a été le curé 10 ans durant (1985-1995). En ce jour, samedi 20 décembre, c’est autour de lui en effet, que se sont rassemblés les fidèles de la paroisse de Comé et d’ailleurs, les élèves et collégiens du complexe scolaire catholique de Comé, les parents, les amis, les anciens camarades de classe, les prêtres du diocèse et du Bénin.
Le père Xavier Tohouégnon, directeur diocésain de l’enseignement catholique et directeur du collège catholique de Comé a voulu faire de cette fête des moments de réjouissance pour le monde scolaire dont il s’occupe, et une occasion de «campagne vocationnelle» pour les jeunes et les enfants dont il a la charge. C’est pourquoi il a choisi de célébrer cet anniversaire avant les congés de Noël et donc avant le jour d’incidence. Tout au long du mois de décembre diverses activités sportives ont été organisées. Pour les jeunes et les enfants, l’apothéose fut la célébration de la fête au sein du collège, le vendredi 19 décembre 2008. Après la messe au cours de la laquelle, le père Tohouégnon a parlé de sa vocation et exprimé sa joie d’être prêtre de Jésus-Christ aujourd’hui encore, divers jeux et activités sportives, des ballets et réjouissances populaires ont permis aux jeunes et aux enfants de se récréer tout en préparant les festivités du lendemain.
La messe de ce samedi 20 décembre à la paroisse Saint Michel de Comé fut présidée par Mgr Victor Agbanou dont l’heureux du jour est l’un des vicaires généraux. Elle a été concélébrée par une quarantaine de prêtres (essentiellement du diocèse de Lokossa) parmi lesquels une remarquable délégation des prêtres de la première promotion du grand séminaire Mgr Parisot de Tchanvedji dont le père jubilaire a été grand pionnier de la première heure et où il a eu la joie d’exercer une partie de son ministère sacerdotal.
Au cours de son homélie, l’évêque a mis l’accent sur l’un des traits caractéristiques de la vie du père Xavier : sa passion pour l’enseignement, et comme curé de paroisse, le soin particulier accordé à la catéchèse. La pastorale catéchétique a été en effet l’une des préoccupations et joies du père jubilaire. Il a invité les jeunes à lui emboîter le pas en faisant résolument option pour la sainteté dans la vie sacerdotale ou religieuse.
Conformément au souhait du père Xavier, les célébrations des 19 et 20 décembre ont été donc entièrement animées par les jeunes du collège ; et la plupart des chants étaient ceux du répertoire du jour de son ordination en décembre 1968.
Après la messe, une longue procession animée par les chants et cris de joie a conduit l’heureux du jour et ses invités de la paroisse Saint Michel de Comé jusqu’à la cour du collège catholique pour le repas de fête.
Père Marie-Benoît Noudéhou
Aumônerie diocésaine des collèges catholiques de Lokossa
Le sacerdoce, c’est le don de la vie
L’événement est grand et grandiose. Les diocésains de Dassa-Zoumé l’auraient voulu plus fastueux et solennel. Cependant, c’est à un événement très simple et hautement spirituel que nous avons eu droit. Oui telle est la volonté manifestement affichée de Mgr Antoine Ganyé, évêque de Dassa-Zoumé et jubilaire du jour.
Mgr Ganyé, à l’approche de la fête de ses 40 ans de sacerdoce, a pris ses dispositions et a trouvé les moyens pour célébrer l’événement. Il a privilégié le sens de la prière calme et efficace en demandant la célébration des messes tous les dimanches sur toutes les paroisses de son diocèse du 4 janvier 2009 au 4 janvier 2010. Les intentions indiquées et les honoraires de messe ont été pris en charge par. Voilà la manière à notre évêque de fêter ses 40 ans de sacerdoce.
Toutefois, l’union du clergé de Dassa-Zoumé a demandé et obtenu la permission pour les prêtres et les religieuses de se réunir autour de l’évêque pour une célébration eucharistique, le lundi 5 janvier 2009 à la grotte Arigbo de Dassa.
Cette célébration eucharistique était une occasion où évêques et prêtres concélébrants sont venus nombreux entourer l’heureux jubilaire pour rendre grâce pour les merveilles que Dieu a faites dans la vie de son humble serviteur.
On notait la présence de Mgr Fidèle Agbatchi, archevêque de Parakou et ancien vicaire général de Mgr Ganyé. C’est à lui qu’échut l’honneur de prononcer l’homélie. Ensuite Mgr Eugène Houndékon, évêque d’Abomey, Mgr Clet Fèliho de Kandi, Mgr René-Marie Ehouzou de Porto-Novo et Mgr Nestor Assogba, archevêque émérite de Cotonou.
Les pères concélébrants étaient une cinquantaine. Les religieuses, toutes congrégations confondues, étaient une quarantaine. Quelques laïcs sont venus vivre et réhausser l’événement par leur présence affective, spirituelle et très priante.
Dans son homélie, l’archevêque de Parakou soulignera que «nous célébrons avec Mgr Ganyé le don de la vie. Car le sacerdoce est le don de la vie et il se présente comme un don dans un don. Il s’agit d’anniversaire d’ordination comme un don unique car il n’y a pas deux sacerdoces: c’est l’unique sacerdoce de Jésus-Christ transmis et légué à ses apôtres. C’est un amour, don total, et le bénéficiaire de ce don le met au service de tous, de l’Eglise et des hommes. Il établit une communion qui dépasse le temps et l’espace et fait des prêtres un avec leur évêque».
Mgr Agbatchi ajoutera que «situer la fête du sacerdoce aux pieds de la Vierge Marie à Arigbo à Dassa-Zoumé, c’est choisir le meilleur endroit où la relation entre Jésus, Marie et le sacerdoce est étroitement liée. Et là, il n’y a pas meilleur endroit pour dire merci au don du sacerdoce par Marie et en Marie, Mère de l’unique et éternel prêtre en qui le sacerdoce est vécu comme don total reçu avec amour».
A la fin de la messe, le porte-parole du clergé diocésain a remercié Mgr Ganyé pour sa sollicitude constante pour son peuple. Il a rappelé que le cheval de bataille de Mgr Ganyé est l’unité, la paix et la réconciliation du diocèse et de ses fils.
A son tour, Mgr Ganyé a remercié tous les évêques venus rendre grâce avec lui au sanctuaire de la grotte Arigbo ainsi que ses prêtres venus nombreux.
Pour lui, les 40 ans de son sacerdoce sont vite passés. il s’en rappelle comme si c’était hier: «A Zinvié le 4 janvier 1968, le Cardinal Gantin m’a élevé au rang des prêtres. Je me souviens encore de ce jour, de mes curés: pères Bonaventure Vieira, Bernard Dossou, mon ancien curé à Saint Jean de Cotonou». Et Mgr d’ajouter: «A Dassa, j’ai fait l’expérience agréable d’être soutenu par mon presbyterium. Je n’ai pas de regrets car nous nous entendons bien...»
La messe a été animée par des prêtres, des religieuses et une délégation de la chorale des jeunes de la paroisse Sacré-Cœur de Dassa.
Une petite réception a réuni les participants chez les sœurs OCPSP à l’Ombre du Sanctuaire sous la direction de la Mère Damienne Yayi.
Abbé Sylvestre Tchèkè
Curé de Paouignan
Sauver le corps et sauver l’âme
L’abbé Simon Pedro Dossou est né le 20 avril 1939 à Guézin dans le diocèse de Lokossa.
Il raconte lui-même qu’au cours des années 1948-1949, il jouait volontiers le rôle d’enfant de chœur à Guézin lorsque les missionnaires venaient du grand séminaire Saint Gall de Ouidah pour y célébrer la messe.
Ayant fait cela à plusieurs reprises, et se trouvant un jour en compagnie de camarades de son âge au bord de la mare de Houngadji à Zinkpanou, il introduisit la conversation sur les missionnaires et leur apostolat parmi nous.
Ses camarades et lui trouvèrent que ces hommes avaient sûrement beaucoup de mérite devant Dieu et qu’à leur mort, ils n’iraient pas en enfer. Puis ils conclurent tous qu’eux aussi deviendraient prêtres pour ne pas aller en enfer.
Admis chez les Petits Clercs en 1951 grâce au feu père Théophane Faïhoun, il entre au petit séminaire en 1956. Après avoir été admis aux différents ordres mineurs et au diaconat, voici Simon Pedro ordonné prêtre de Jésus-Christ le 28 décembre 1968. L’apostolat l’a conduit sur plusieurs paroisses comme vicaire, aumônier, éducateur et curé pour annoncer la Bonne Nouvelle et se donner généreusement pour sauver le salut des âmes.
Au cours de sa pastorale, l’un des défis du jeune prêtre Simon Dossou fut de mettre fin au mariage forcé. Son souci pour la vocation lui mérita un bref séjour à la pépinière créée en vue d’accueillir les enfants qui aspiraient à la vie sacerdotale.
A Sahouè où Mgr Sastre lui demanda de s’occuper de la construction du presbytère qui devait accueillir les pères comboniens, il eut l’initiative de constituer un groupe de tradipraticiens convertis au catholicisme en vue de soigner le corps et de sauver l’âme.
Ancien footballeur, le père Dossou ne tarda pas à donner un nouveau souffle à l’équipe de football du séminaire de Parakou où il fut envoyé en 1986 pour y enseigner la littérature africaine et s’occuper de la discipline. A l’expérience avec les jeunes candidats au sacerdoce, s’ajouta, à partir de 1991, celle de l’accueil des réfugiés du Togo voisin sur cette terre d’Agoué, berceau de l’évangélisation du Mono, du bas Dahomey, du Togo et même d’une partie du Ghana.
Et voilà qu’en 1997, pour réconcilier les populations de Doï et de Guézin, Mgr Sastre envoie l’abbé Simon à Guézin, sa terre natale, au milieu des siens.
A Guézin, le 28 décembre dernier, M. Pierre Mêtinhoué rappelle toutes ces étapes de la vie du père Simon Pedro Dossou sans oublier le rôle important joué par ceux qui l’ont soutenu dans sa vocation. «En dehors de sa maman, tout le monde l’invite à entrer dans la vie active pour gagner de l’argent, fonder une famille et soutenir les parents et les jeunes frères et sœurs... Le deuxième soutien du futur grand séminariste lui est venu de son grand-père maternel. Alors que tantes, cousins, cousines, neveux et nièces continuaient de lui suggérer de changer de route et de destination, le grand-père invita fermement chacun et chacune à laisser l’abbé tranquille et à ne s’occuper que de ce qui les regardait. Quant aux populations de Guézin, elles croyaient difficilement que l’abbé Simon était admis au séminaire St Gall. Il a fallu qu’une délégation du village se rendit sur les lieux , rencontrât l’intéressé pour se convaincre qu’il désirait toujours le sacerdoce».
Aujourd’hui après 40 ans, le père Simon demeure prêtre et rend grâce à Dieu pour toutes ses merveilles.
Père Marie-Benoît Noudéhou
Aumônerie diocésaine des collèges
«Je suis heureux d’être prêtre»
Azové, dimanche 11 janvier 2009. Dans la cour de la paroisse, les bâches sont disposées pour accueillir les fidèles, l’église étant devenue trop exigüe pour l’événement: célébration eucharistique des 40 ans de sacerdoce du père Jacques Amoussou. Ce dernier a été conduit, pour la circonstance, en cortège depuis sa résidence de Djakotomey jusqu’au grand carrefour de la paroisse d’Azové. Là, il a été accueilli par la foule des chrétiens venus rendre grâce avec lui.
L’Eucharistie, présidée par Mgr Victor Agbanou, évêque de Lokossa, a rassemblé autour du jubilaire une dizaine de prêtres du doyenné d’Azové et de Dogbo ainsi que les pères Xavier Tohouégnon et Simon Pedro Dossou. Dans son mot de circonstance, Mgr Agbanou fait remarquer que Dieu n’a pas besoin de nos louanges et que l’action de grâce de ce jour est pour tous ceux qui y participent une occasion de nombreuses grâces. Il a également partagé avec l’assistance le rêve qu’il a eu la veille de cette célébration: «Je me suis endormi en pensant au message à porter ce jour. Je me suis vu dans un cortège conduisant le père Jacques, de chez lui jusqu’au lieu de la fête. Cette partie de mon rêve est devenue réalité. Or hier, je ne le savais pas. C’est ce matin que le curé de la paroisse m’a téléphoné pour me demander, alors que je venais de Lokossa, de faire escale à Djakotomey pour conduire le Père Jacques jusqu’à Azové. Dans mon rêve : arrivé à Azové, ambiance de fête, les alentours de la paroisse entièrement dégagés, débarrassés des baraques de fortune, décorés et ornés de banderoles. J’ai vu aussi une église flambant neuve. Il m’a été demandé d’attendre devant ce nouveau bâtiment et de laisser d’abord le père Jacques y entrer le premier pour «l’inaugurer» : c’est le cadeau que la paroisse d’Azové lui offre pour sa fête : Qu’ai-je vu ici ce matin : les travaux de construction de la nouvelle église de la paroisse ont effectivement démarré. Mon souhait est que ce rêve se réalise effectivement et entièrement. Que dans un avenir très proche, le père Jacques, avant sa mort, puisse vraiment célébrer l’Eucharistie dans la nouvelle église paroissiale. Cette construction sera la meilleure gerbe de reconnaissance de ce plateau adja à l’action pastorale et à l’apostolat du père Jacques, leur fils resté longtemps et toujours encore aujourd’hui à leur service et au service de Dieu ; et qui ne s’est jamais construit pour lui-même aucune maison.
Né à Aplahoué, Jacques Amoussou a fréquenté d’abord à Aplahoué avant de se rendre au Togo où il a senti l’appel du Seigneur pour le sacerdoce. L’évêque d’alors l’envoie donc dans son Bénin natal pour sa formation au séminaire. Il est le premier prêtre adja, ordonné à Azové en décembre 1968. Au terme de ses études supérieures à Rome, il est titulaire de deux doctorats : Dogme et Mariologie (le tout premier au Bénin et peut-être le seul jusqu’à ce jour). Le père Jacques a été professeur à Saint Gall avant d’être nommé curé de Dogbo, d’Agouè, d’Adjahonmè. Il a également exercé son ministère à Cocotomey, à l’ICAF l’actuel Institut Jean-Paul II et à la paroisse Sainte Rita dans le diocèse de Cotonou. Actuellement, il jouit d’un repos bien mérité à Djakotomey.
Selon Mgr Agbanou, plusieurs traits caractérisent le père Jacques: simplicité et pauvreté malgré sa grande carrure intellectuelle, homme caché, très humble, silencieux, volontairement «casanier» mais plein d’humour, un prêtre toujours joyeux, plutôt rat de bibliothèque pour sa grande passion pour la lecture, les livres, perspicacité, peu bavard mais éloquent avec des mots très édifiants.
Et le prélat d’ajouter: à sa suite, les jeunes et les enfants issus du terroir adja, venus très nombreux à la célébration, sont invités à répondre au Seigneur qui les appelle et à se mettre au service de tout le monde pour être heureux.
A la fin de la célébration, le père Jacques déclare : «Je suis heureux d’être prêtre. J’éprouve une grande allégresse en ce moment. Et ma joie est plus grande encore d’avoir autour de moi cette grande foule. Mes chers enfants, c’est bon d’être prêtre». Cette phrase prononcée par le jubilaire justifie bien les propos de son évêque.
Cette belle célébration préparée par le père Hermel Tonato avec la collaboration du conseil pastoral paroissial a connu la participation de toute la paroisse d’Azové.
Père Marie-Benoît Noudéhou
Aumônerie diocésaine des collèges
Le sacerdoce
Le sacerdoce et en particulier celui ministériel me tient d’autant plus à cœur que, pour mille et une raisons, on oublie facilement de nos jours que le Christ est la source de tout le sacerdoce et que, de même que le prêtre de l’ancienne loi était figure du Christ, celui de la nouvelle loi agit en la personne du Christ. Que de fois ai-je entendu des camarades et des amis me demander comment et au nom de quoi je pouvais aller confesser mes péchés à un prêtre, un homme comme moi ! Justement non. Dans la personne de tout prêtre, il y a la présence du Christ et toutes les fois qu’il administre les sacrements, il a la garantie de la force de l’Esprit-Saint, de sorte que son propre péché ne peut empêcher le fruit de la grâce.
Oui, le péché de tout prêtre ! En effet, aucun prêtre n’est prémuni contre les faiblesses humaines. Il n’est donc pas exclu que le prêtre trébuche parfois et tombe même, mais ce n’est pas une raison pour banaliser le sacerdoce, se comporter envers le prêtre et parler de lui comme de n’importe qui et dans n’importe quels termes et avec n’importe qui.
Ce qui est en cause, c’est le regard que nous portons sur nos prêtres. C’est aussi notre responsabilité vis-à-vis d’eux, car nous sommes véritablement et malgré toutes nos limites, le peuple de Dieu. C’est à nous que l’évêque envoie le prêtre, pour notre conversion et notre sanctification. C’est comme cela, me semble-t-il, qu’il faut comprendre l’apostolat de l’abbé Simon depuis 40 ans.
Pierre Mêtinhoué