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Mgr Isidore deSouza ‘Avant tout prêtre’

13 mars 1999 - 13 mars 2009. Dix ans après son décès, la mémoire de Mgr  Isidore de Souza demeure vivante dans l’esprit des chrétiens catholiques et des citoyens béninois. Aussi bien dans les mots de Mgr de Souza lui-même dans les paroles des témoins comme Mgr Marcel Agboton et bien d’autres, on redécouvre que le prélat était prêtre avant tout.

Mgr parle aux jeunes


Quelques jours avant de rejoindre la maison du Père, Mgr Isidore de Souza a séjourné au Maroc. Occasion pour lui d’échanger avec les étudiants en provenance de l’Afrique de l’ouest. 10 ans après, sa dernière communication qu’il a prononcée devant les étudiants résonne comme si c’était aujourd’hui. La jeunesse, la famille, la politique et tous les problèmes que rencontre l’humanité aujourd’hui étaient déjà passés au scanner par le prélat. Nous publions de larges extraits.

(…) En Afrique, nous tenons beaucoup à la tradition ; on peut même dire que nous l’avons têtée au sein de nos mamans. C’est bien, la tradition, mais elle pose de véritables problèmes aujourd’hui et cela ne doit pas nous étonner. Même le Christ a posé le problème au moment où il expliquait l’Evangile. Il disait : «Je ne suis pas venu abolir la loi mais l’accomplir». Si on suit bien ce que dit Jésus, c’est qu’il y a des choses que nous faisons mais que nous ne ferons plus, bien que l’ossature de la loi restera toujours. Autrement dit, le Décalogue ne changera pas car il est parfait. Le but est maintenu et le but c’est l’Alliance avec Dieu mais pour y parvenir, Jésus nous apporte une autre méthode. Il est venu nous donner l’Esprit-Saint qui nous permettra de réaliser cette Alliance  et si vous pouvez rester fidèles à l’Esprit-Saint, vous pouvez aussi laisser la loi non pas pour la jeter parce qu’elle aidera à acquérir une base. C’est la même chose : il ne faut pas tenir coûte que coûte à la tradition comme les scribes tenaient à la loi juive. Il faut chercher à savoir quel but on poursuit dans ces lois et ensuite chercher d’autres manières pour les atteindre tout en prenant en compte les réalités d’aujourd’hui.
Il y a un raisonnement qu’il ne faut pas accepter : «On a toujours fait ça». Ce n’est pas parce qu’on a toujours fait ça que moi, je le ferai… Le mieux, c’est qu’on m’explique ce qu’on veut faire et si c’est conciliable avec ma foi, je le fais ; mais si ce n’est pas conciliable, je ne le fais pas. Il ne s’agit pas de piétiner la tradition n’importe comment car elle est aussi nécessaire mais elle l’est lorsqu’on sait ce qu’on fait, lorsqu’on explique ce qu’on fait… Il faut chercher à conserver ce qui doit être conservé et faire évoluer les choses. On ne doit pas abolir le but poursuivi mais chercher d’autres moyens conformes à notre foi et à nos réalités. 

Que conseille l’Eglise aux fidèles en ce qui concerne les pratiques traditionnelles ?
L’essentiel est de savoir ce qu’on veut. Nous sommes chrétiens et c’est un appel à notre foi, un appel et un engagement total entier au Christ. Le Christ disait : «Si ton œil doit t’emmener à être infidèle, jette-le». Ce qui compte, c’est ma fidélité au Christ. Tout le reste est secondaire. Et s’il faut mourir, je suis prêt à mourir, non pas que j’aime la mort, d’ailleurs Jésus lui-même n’a pas aimé la mort avant de s’y soumettre. Simplement c’est fort de la conviction de toutes les charges portées par le Christ qui doit me guider. Il ne s’agit pas de stoïcisme. Jésus a transformé ma mort et elle devient la vie ; quand nous mourons, nous entrons dans la vie, dans la vraie vie. Mais si on veut m’enlever la vie terrestre, qu’on me l’enlève. Malheureusement nous tenons beaucoup à cette vie. En fait, c’est une vie de foi que nous devons vivre mais il ne faut pas, en voulant vivre cette foi, rejeter tout. Il faut agir avec pédagogie.
Je vais vous raconter une histoire qui peut vous faire rire mais c’est une réalité et c’est très sérieux : un jour, alors que j’étais prêtre, j’ai été amené à accompagner un membre de ma famille et sa femme chez un guérisseur traditionnel. La femme était gravement malade et les hôpitaux ne pouvaient plus rien faire. Alors un de mes amis m’a conseillé un vieux guérisseur traditionnel très compétent et qui vivait dans un village très éloigné. Mais on me conseilla : «pour aller voir ce vieux monsieur, prends soin de ne pas te mettre en soutane». J’avais tout compris. Le jour de la consultation, j’ai pris ma soutane et nous sommes allés voir le vieux. Dès qu’il m’a vu, il s’est senti gêné et m’a demandé pourquoi j’étais venu en soutane. Je lui ai fait comprendre que c’était mon habit préféré et qu’il n’était pas question que je cache qui j’étais, du moins pour cette circonstance. Les choses ont commencé jusqu’au moment où il doit installer ses cauris et son matériel pour la consultation du «Fâ» (géomancie). Il a commencé par tourner dans la pièce, toujours importuné par ma présence. Et mon ami me fit remarquer que c’était à cause de moi qu’il tournait en rond. Alors je lui ai dit de se calmer et que de toute façon, moi, je ne croyais pas du tout à son affaire de «Fâ». Mais cela ne voulait pas dire que j’allais l’empêcher d’y croire. Je n’étais pas venu pour cela. J’étais venu pour avoir une thérapie : tout médecin, avant de donner le traitement, doit passer par le stade du diagnostic : «La patiente a mis les ancêtres en colère et pour remédier à cette situation, il faudra demander leur pardon».
- «Avec quoi demander pardon? Est-ce qu’un poulet suffira ?» demanda mon ami.
- «Non», a-t-il répondu, après consultation.
- «Un cabri suffira-t-il?»
- «Non»
- «Un bœuf?»
- «Non» (toujours après consultation)
- «Alors quoi faire?» demanda l’ami.
Après consultation, le vieux répondit : «Une messe dite à l’Eglise suffira».
Voyez-vous : pour ce qui est des pratiques  traditionnelles,  il ne s’agit pas simplement de dire, «allez-y» ou «n’y allez pas». Tout est question de discernement…

L’avortement
Les grossesses hors mariages, ce n’est pas à votre avantage et vous, les jeunes, vous ne posez pas les actes avec responsabilité. Ce n’est pas sérieux.
Le mariage est une vocation et en même temps une mission. Une mission aussi noble que celle des religieux et même celle du Pape…
L’acte conjugal est un acte sacré et par cet acte, le couple est appelé à la sanctification au même titre que le prêtre. Ne croyez pas que le mariage n’est qu’une cérémonie. Le mariage, c’est le quotidien qui se vit chaque jour, une mission renouvelée chaque jour depuis la cérémonie jusqu’à la mort du couple. Aussi il nécessite une longue préparation de la part des futurs mariés. Dans cette préparation, il y a la maîtrise des corps qui, en fait, devient don mutuel des époux après la cérémonie de mariage. Il y a des jeunes de votre âge qui décident de ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage et ça, c’est positif. Si vous avez des relations sexuelles avant le mariage, lors de votre mariage, qu’est-ce que vous aurez à vous offrir l’un à l’autre? Il n’y aura plus rien. Voilà quelque chose de positif pour lutter contre l’avortement.
Il y a aussi le problème de grossesses rapprochées. Il y a aujourd’hui des programmes dénommés : «La santé de la reproduction» mais en fait, c’est la «mort de la reproduction» ! Officiellement, c’est pour préserver la maman d’avoir des grossesses rapprochées. Ce qui est positif, c’est de permettre à la femme de ne pas avoir des enfants trop rapprochés, mais au fond, on va plus loin en empêchant la reproduction.
Cependant à bien voir les choses, on s’aperçoit qu’il y a un fond de vérité car Dieu qui nous a dit de nous multiplier, ne nous dit pas d’abuser. Dieu n’est pas nataliste car il a mis des dispositions à notre portée pour éviter les abus et il nous demande de maîtriser nos corps.

Chrétiens africains et vie politique
Questions : Est-ce qu’un chrétien peut faire de la politique ?  Au cas où il s’engagerait, quels doivent être son comportement et ses critères ? Quel comportement chercher à avoir vis-à-vis d’un ennemi politique?
Certains pensent qu’en politique, il y a trop de tentations ; alors, il vaut mieux ne pas en faire quand on est chrétien. C’est d’ailleurs pourquoi vous posez la question de savoir si le chrétien peut faire de la politique. Et moi, je vous pose la question pour savoir : «Si le chrétien ne fait pas de la politique, qui va la faire?». Si les événements nous font dire que la politique est un mal, sachons aussi que c’est un mal nécessaire. Si les choses vont mal, c’est parce que la manière dont nos aînés ont conduit était mauvaise. Si les chrétiens ont peur de s’engager dans la politique, c’est parce que leurs guides ont manqué à leurs devoirs en dénonçant la politique comme quelque chose d’antichrétien. Et ceci n’est pas l’apanage des premiers missionnaires mais surtout de nous, prêtres africains.
Qu’est-ce que la politique au juste ?
Elle est la «la forme suprême de la charité chrétienne» (Pie XI), parce que celui qui s’adonne à l’action politique se met au service de son peuple et c’est une forme de la charité, la charité étant service de tous. La politique est un charisme qui se vit non pas pour soi-même mais doit être mis au service de la communauté. Elle est un engagement à œuvrer au service d’une nation ou d’une communauté pour que celle-ci marche dans la paix, dans la justice et le bonheur de tous. Souvenez-vous des disciples de Jésus qui lui demandaient qui dirigerait quand il partirait. C’était de la politique. Mais le Christ leur dit que celui qui veut être le premier doit se mettre au service des autres. C’est d’abord un service désintéressé qu’on offre à la communauté. C’est un acte d’amour. Par conséquent l’identité du chrétien ne s’oppose pas à la politique car c’est un des meilleurs terrains de pouvoir bien se mettre au service des autres ; mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faut se lancer dans la politique aveuglément (…)

Est-ce qu’un prêtre peut s’engager concrètement dans la vie politique ?
Etant donné ce que sont les partis politique chez nous, je ne conseillerai à aucun prêtre de prendre la carte d’un parti car sa mission le destine à tout le monde, ce qui l’oblige à ne pas être partisan d’un parti. Le prêtre peut avoir une position ou un penchant pour un parti mais il doit garder cela pour lui-même, si non, il risque de créer des scandales. Autrefois, les prêtres pouvaient s’engager dans la politique mais depuis Vatican II, le nouveau Droit Canon ne l’autorise même pas à s’engager et c’est mieux ainsi. Au séminaire, on ne forme pas les prêtres pour faire de la politique ou être député mais le prêtre doit aider les laïcs à faire le discernement dans leurs actions politiques.
Par contre, si c’est   pour un rôle passager et temporaire, le Saint-Siège peut exceptionnellement donner son accord. C’était mon cas entre 1990 et 1993. D’ailleurs quand j’ai compris qu’on veut me faire durer au poste de président du Haut Conseil de la République, j’ai aussitôt déposé ma démission, parce que ce n’était plus ma place. Et quand on a voulu que j’accepte de devenir président du Bénin, j’ai dit non !
Ce n’est pas notre place et ce n’est pas sûr que nous fassions bien. On a toujours voulu exploiter l’Eglise à des fins personnelles, souvent dans l’histoire. Mais sachez que les prêtres sont des hommes et peuvent eux aussi avoir des sentiments de puissance ; donc aidez-nous en disant : «Mon père, restez où vous êtes, c’est là que vous êtes le plus utile!»

Rôle des prêtres dans la démocratisation
Le prêtre n’est pas prêtre pour sauver les âmes mais il est prêtre pour être l’instrument de Dieu qui seul sauve les hommes. C’est le travail des prêtres et ils sont là pour vous aider à mieux discerner vos propres convictions ; ils vous accompagnent mais ils ne vous les fabriqueront pas, ni ne les concrétiseront  à votre place.
Politique de la paix
Je ne suis pas pour la révolution mais pour l’évolution des choses dans la paix, dans la non-violence. Je suis disciple de Gandhi, de Martin Luther King mais avant tous ceux-là, je suis disciple de Jésus-Christ. Voyez comment Jésus discute avec la Samaritaine pour susciter la soif de Dieu, la soif de la paix, la soif de l’amour chez cette femme qui ne partage pas la même foi que lui. C’est l’attitude que nous devons adopter, celle de la non-violence. En tant que chrétien, nous devons nous laisser façonner par l’Esprit-Saint dans le dialogue, car la guerre ne sert à rien. On sait quand elle commence mais on ne sait quand elle finit. Apprenons plutôt à être constructeur de la paix et de l’amour. Même si nous trouvons dans notre environnement des faits qui nous font souffrir et désespérer, ne désespérons  jamais car Dieu est là et vient à nous. Il nous faut toujours croire que Dieu est là pour nous et il nous aidera.

Chrétiens africains et vie économique
Dans notre société actuelle, il y a  des manières de faire qui ne vont pas dans le sens d’une économie positive.
Aujourd’hui, nous sommes dans un monde où tous sont habitués à contracter des dettes (même  déjà  dans les publicités, on vous propose de payer la voiture à crédit). Ce n’est pas le crédit que nous prenons qui est mauvais mais nos comportements.
Le détournement : c’est un comportement qui ne peut pas avantager une économie saine.
Le problème du commerce informel qui, en fait, donne du travail à des milliers de chômeurs. Certains Etats le préfèrent pour donner du travail aux chômeurs mais d’autres luttent contre pour pouvoir sauvegarder l’impôt qui constitue l’économie de l’Etat. C’est quand même un problème qu’on ne peut pas trancher d’un seul coup. Il s’agit d’avoir un comportement digne du citoyen. Tout ceci nécessite un changement de l’homme. C’est l’homme qu’il faut d’abord changer et non pas d’abord les structures. Ne cherchons pas à avancer la situation de nos pays en laissant l’homme à l’écart.
Tous les maux dont nous souffrons viennent des comportements de l’homme :
- le clientélisme : c’est le cas de mauvaise gestion : «L’homme qu’il faut à la place qu’il faut». Comment dans un service, délaisse-t-on celui qui est cadre parce qu’il est contre le parti pour aller mettre à sa place le planton parce qu’il a l’habitude de dire : «Oui, patron»?
C’est le comportement de l’homme qu’il faut changer. On aura beau changer les structures, les systèmes politiques, si l’homme reste ce qu’il est, rien ne changera : les mêmes erreurs se répéteront et même en pire!
- La mauvaise gestion : on met l’accent sur la bonne «gouvernance»  mais les règles de la bonne gestion ne s’appliquent pas. La lutte contre la corruption est nécessaire, mais ce qui est encore nécessaire, c’est faire adopter à tout individu, quel que soit son niveau, les règles de la bonne gestion.

Plusieurs pistes d’actions
Une gestion selon nos capacités : Il ne faut pas viser des choses qui dépassent nos capacités financières. Il faut que nos ambitions soient à la taille de nos capacités et en fonction de ces capacités, faire un plan adapté pour arriver à nos ambitions. Les pays du nord aident les gouvernements mais pas les individus, ce qui a amené des «éléphants blancs» parce que nos Etats font des dépenses de prestige qui n’ont aucune retombée économique et l’argent prêté est mal géré. Est-ce que nous avons besoin tous de Mercedes ?  Est-ce que les ministres ont tous besoin de Mercedes? Qu’est-ce que cela apporte à notre économie? Si du moins, nous fabriquons des Mercedes, d’accord. Mais parce que nous sommes ministres et qu’en Allemagne tous les ministres roulent en Mercedes, alors nous aussi, nous devons rouler en Mercedes! Ce n’est pas que pour les ministres : Si étudiant ici, je n’arrive pas à bien gérer mes dirhams, demain je serai comme ceux-là. C’est en apprenant maintenant à bien gérer mon budget en fonction de mes besoins  et de mes ressources que je ferai demain de la bonne gouvernance? Donc ne pas vouloir faire des choses inutiles au-delà de mes moyens. Il faut utiliser l’argent pour des fins rentables, sinon on sera toujours endetté pour rien.
La nécessité de la maintenance : Nous africains, nous ne sommes pas encore convaincus de cela. On a besoin  de dépenser aujourd’hui pour entretenir les ressources et éviter d’avoir à dépenser chèrement pour tout renouveler. On emprunte de l’argent pour faire des routes et on attend que cela s’abîme complètement pour aller encore emprunter pour refaire les mêmes routes. Il y a des fonds routiers mais que fait-on de ces fonds? Souvent on paie des fonctionnaires avec ces fonds et c’est ainsi que nous croulons encore avec plus de dettes. La maintenance est capitale pour la bonne gestion.
La gestion du temps : nous ne savons pas gérer notre temps. Les horaires de travail ne sont pas respectés et des journées sont perdues parce qu’il y a  trop de «Revenez demain parce que le chef n’est pas là». Autre chose, nous vivons  beaucoup de séminaires qui constituent des pertes de temps et de gaspillages de per-diem. On va au séminaire non pas pour recevoir une formation mais à cause des per-diem. Le patron est absent pendant trois jours et personne n’est là pour le remplacer. On ne développera  pas un pays à coup de séminaires  dans ces conditions. Nous passons beaucoup de temps à bavarder aux heures de travail et l’économie en est handicapée.
La compétence : Il faut que chacun dans son domaine ait la compétence nécessaire et qu’il essaie de progresser lui-même. Les études que nous faisons à l’université  ne veulent pas dire que nous connaissons déjà tout, c’est seulement l’initiation à une connaissance scientifique. Tout doit être complété par nous-mêmes. Nous perdons énormément en Afrique quand nous envoyons des cadres se spécialiser dans une option mais qui, au retour, sont affectés à des postes qu’ils ne maîtrisent pas ou qui ne sont pas de leur domaine. Si chacun avait cette conviction de progresser dans ses études et de vouloir faire quelque chose pour son pays, la situation ne serait pas ce qu’on connaît aujourd’hui. 
Le fonctionnariat : Nous recherchons toujours cela mais c’est fini parce que l’Etat n’a plus les moyens. Ce n’est pas la peine d’aller faire des grèves. C’est à nous de changer d’idéal et d’ambition en choisissant quelque chose qui puisse nous amener à nous «auto suffire» et donc il s’agit d’être créatif. Nous nous plaignons de nos pays et nous voulons que les autres viennent nous aider. Pour n’importe quoi, on appelle les «bailleurs de fonds». Sachez que nous avons de l’argent dans nos pays mais le problème, c’est que nous n’avons pas l’intelligence pour innover. Heureusement, ça commence à venir? C’est pourquoi dès maintenant il faut en tenir compte dans vos études ? C’est petit-à-petit que l’oiseau fait son nid dans la persévérance.

(D’après les notes
d’Emmanuel Kpadé)